27 / 01 / 2024
13 Minutes De Lecture

D’un bordel en Allemagne à escorte indépendante en Suisse : Partie 2/3

 

Bonjour à toutes et à tous !

Comme promis, je suis de retour avec la deuxième partie de mon article de blog qui a pour titre "D’un bordel en Allemagne à escorte indépendante en Suisse". Si vous avez manqué la première partie, il vous suffit de cliquer ici pour la consulter !

Comme je l'ai mentionné dans l'article précédent, j'ai commencé à travailler comme escorte dans la région de Hambourg et j'y suis restée pendant 8 à 9 mois. Il s'agissait d'un système similaire à celui que l'on trouve dans de nombreux lieux érotiques en Suisse, où l'on se déplace d'une ville à l'autre chaque semaine. Cette femme avait environ 7 appartements dans différentes villes. Pendant toute cette période, le travail était bon, parfois j'avais des jours moins productifs, mais d'après mon expérience, je peux dire que c'est comme ça de nos jours. La seule chose que je n'ai pas aimée, c'est que je n'étais pas seule. Les appartements comptaient de deux à cinq chambres, ce qui signifie que j'étais avec d'autres filles. Tout le monde avait sa propre chambre, mais je manquais d'intimité (c'est l'un des grands avantages d'être seule dans un appartement et de ne pas avoir à le partager avec quelqu'un). Il n'y avait jamais de calme, car chacune avait son propre emploi du temps. Souvent, on ne pouvait pas se reposer la nuit parce que certaines filles travaillaient sans arrêt. Si vous vouliez faire la grasse matinée, il y avait une fille sur le point d'avoir un client. Il n'y avait aucune tranquillité. Une fille écoutait de la musique, une autre cuisinait, quelqu'un parlait toujours au téléphone. À un moment donné, on est fatigué mentalement.

Au bout de quelques mois, la plupart des hommes me connaissaient déjà et le travail commençait à ne plus porter ses fruits (contrairement aux clients suisses, les Allemands ont une préférence marquée pour les "nouveaux visages"). J'étais déjà habituée à ce travail et j'ai décidé qu'il était peut-être temps d'essayer une autre région du pays. Jusqu'à présent, je ne m'inquiétais pas trop des endroits où je travaillais, mais comme j'avais besoin de sortir de ma zone de confort, cela me rendait un peu anxieuse car peu de propriétaires d'appartements ont deux ou plusieurs endroits dans différentes villes, cela signifiait que je devais devenir plus organisée et plus débrouillarde qu'avant. Peut-être que cette semaine vous étiez à Berlin et que la semaine suivante vous ne trouviez rien à proximité mais à des centaines de kilomètres, perdant votre dimanche tout entier sur la route pour vous rendre au seul endroit disponible. À un moment donné, j'ai appris à connaître les itinéraires des trains mieux que je ne les connaissais dans mon pays.

 

Et ce n'est qu'à partir de là que le voyage et l'approfondissement de la profession d'escorte commencèrent.

 

J'avais toujours voulu travailler seule dans un appartement, pour avoir mon intimité et ma tranquillité, afin d'organiser mon emploi du temps comme je l'entendais. J'ai rarement eu la chance de trouver de tels endroits. La plupart des appartements étaient composés de 2 ou même de 4 chambres, de sorte qu'il y avait plusieurs personnes dans cet appartement, où la tranquillité et l'intimité étaient proches de 0. Être plusieurs filles au même endroit, avec des caractères et des opinions différents, des prix et des services différents : il y avait toujours des différences entre les filles. En outre, certaines femmes dans ce secteur sont très méchantes. J'ai toujours essayé de garder mes distances et de ne pas créer d'amitiés : à cause de l'argent, certaines personnes n'ont pas de scrupules. Et puis, si je me mets deux minutes à la place du client qui cherche la discrétion, c’est à mon avis extrêmement compliqué de la garantir dans un appartement dans lequel plusieurs filles travaillent. À moins que tout soit extrêmement bien organisé et coordonné ou à moins qu’elles ne soient que deux dans un appartement. À deux, si les filles se connaissent très bien ou si elles s’entendent bien, il est encore possible de travailler dans de bonnes conditions tout en maintenant l’ordre, le calme, la propreté et la discrétion pour les clients qui y attachent de l’importance.

J'ai rarement rencontré des femmes qui étaient tranquilles, posées et concentrées sur ce qu'elles devaient faire. De nombreux lieux ont vu leur réputation entachée par l'insouciance et le mauvais caractère de certaines filles. À cause de cela, une grande partie des propriétaires ont fini par ne louer leurs chambres qu'à des filles qu'ils connaissaient déjà ou qui leur avaient été recommandées. Personnellement, étant nouvelle dans cette profession, cela a créé beaucoup d'inconfort et de stress dans la recherche de lieux de travail.

Sans parler du nettoyage... Le dimanche, peut-être après des heures de train, je devais désinfecter la salle de bain, la cuisine et laver les serviettes et le linge. Les propriétaires ?!?!?! Ils n'étaient pas intéressés par les conditions de travail hygiéniques ou par le fait de vous donner une petite partie des produits de nettoyage. Non, tous ces produits devaient être achetés par les filles (les locataires).

La plupart des gérant.e.s de ces chambres ne s'intéressent qu'à l'argent. Certain.e.s étaient gentils/gentilles mais ont changé à cause des filles qui ont profité de leur bonne foi, ne payant pas le loyer, détruisant des objets dans l'appartement, ne nettoyant pas avant leur départ, ne respectant pas certaines règles de base nécessaires au bon fonctionnement de l'endroit. D'autres propriétaires sont devenus beaucoup plus strictes à cause des femmes qui venaient accompagnées de soi-disant petits amis / maris qui étaient en fait ceux qui les forçaient à travailler dans cette industrie ou qui leur mentaient simplement qu'ils les aimaient et qu'elles faisaient ce travail pour un meilleur avenir commun et qui finissaient souvent au bout du compte abandonnées et sans argent. Certain.e.s propriétaires de ces lieux sont devenu.e.s très exigeant.e.s avec les travailleuses du sexe et intransigeant.e.s parce que beaucoup d'entre elles ne respectaient pas les prix fixes du lieu (fournissant tous les services à un prix bien inférieur à ce qui aurait été normal - en raison des réprimandes ou même des coups infligés par les "petits amis/maris" si elles ne gagnaient pas plus d'argent -). C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles de nombreux et nombreuses propriétaires se sont désengagé.e.s et n'ont plus investi dans les chambres qu'ils louaient aux travailleuses du sexe, car rien n'était jamais été respecté.

Je me souviens maintenant d'un épisode de ce genre. J'étais dans la région de Berlin et je vivais dans un appartement avec une Bulgare et son "mari". La jeune fille ne travaillait pas bien, mais suffisamment pour gagner un peu d'argent après avoir payé le loyer. Chaque jour, tout l'argent pour lequel elle travaillait finissait par être perdu au jeu. Et pour couronner le tout, elle était également battue parce qu'elle ne gagnait pas plus d'argent. Je n'ai tenu que trois jours dans cet endroit et je suis partie. J'avais peur que cet homme me fasse quelque chose ou qu’il me prenne mon argent, mais lorsque nous nous sommes rencontrés dans la cuisine, il a été gentil et respectueux avec moi. Vous vous demandez ce que ces hommes faisaient pendant que les filles étaient occupées ? La plupart d'entre eux étaient dans les casinos, certains restaient dans la cuisine ou partaient simplement 5 à 10 minutes avant le rendez-vous.

Heureusement, il y avait aussi des propriétaires qui s'impliquaient et s'assuraient que rien ne manquait dans votre appartement et qui étaient disponibles à toute heure du jour ou de la nuit si vous aviez besoin de quelque chose. Mais il s'agissait d'une minorité. Ce n'était pas courant. Heureusement, il y avait aussi de bonnes personnes parmi eux, qui en plus de leur travail, étaient disponibles et sympathiques. C'est pourquoi j'ai fini par ne travailler que chez ces personnes.

 

Les années avaient passé et l'Allemagne était devenu un pays intoxiqué par des femmes dont l'objectif principal était de rencontrer autant d'hommes que possible pour n'importe quelle somme d'argent, indépendamment des services rendus ; un pays où 8 escorte-Girls sur 10 sont accompagnées de soi-disant petits amis ou maris (pour la plupart originaires d'Europe de l'Est, où nous connaissons tous la situation de ces pays), un pays qui, pour ma façon de travailler, n'était plus le bon choix. Cela m'a urgemment poussé à réfléchir à ce que je devais faire ensuite.

Je ne veux pas que l'on pense que toutes les filles de cette industrie ont quelqu'un derrière elles qui les force à travailler. Non, les temps ont changé et un grand nombre de femmes sont célibataires ou mariées, indépendantes et exercent cette profession uniquement car c’est leur propre choix. Elles travaillent pour elles et le choix de gagner de l’argent dans cette industrie est motivé par des raisons diverses et variées mais cette décision leur appartient.

Cependant, beaucoup d'entre vous, messieurs, - car on me pose parfois cette question -, continuent de croire que derrière une escorte se cache un homme. Les temps ont changé et l'accès à certaines informations est beaucoup plus rapide et facile qu'il ne l'était auparavant pour une fille qui veut se lancer dans cette industrie.

 

Pour en revenir à mon histoire, j'aivais décidé d'aller en Angleterre, à Londres. Là, je découvrais une approche totalement différente, un système entièrement nouveau pour moi. 

Lorsque je suis arrivée à Londres, j'ai loué une chambre dans un hôtel pendant trois jours, au cours desquels j'ai appelé plusieurs agences d'escortes bien connues. Elles m'ont toutes acceptée mais ne m'ont pas proposé d'endroit où je pourrais travailler. Finalement, un opérateur m'a appelée pour me dire si j'étais toujours à la recherche d’une place, car il connaissait une fille qui avait une chambre libre dans son appartement. J'ai accepté sans hésiter car dans l'hôtel où je logeais, je ne pouvais pas travailler et la facture devenait salée. La chambre que cette fille proposait était destinée à me loger, mais elle serait également utilisée comme lieu pour recevoir mes clients.  

Le lendemain, je rencontrais cette fille, super sympa et gentille. Nous nous sommes très bien entendues dès le premier jour. Elle m'aida beaucoup et m’expliqua exactement ce qu'était une escorte indépendante à Londres et ce que je devais faire pour réussir mon séjour là-bas.

Même si j'avais ma propre chambre, je travaillais avec une agence (la plupart des escortes-girls à Londres sont affiliées à des agences... même si elles se disent escortes indépendantes). Je payais une commission de 40 % sur ce que je gagnais. L'agence s'occupait de tout ce qui concernait un rendez-vous. Il me suffisait d'être disponible à tout moment pour un Incall ou un Outcall (selon un horaire choisi par moi), et à la fin de la semaine, une employée de l'agence venait récupérer la commission.

J'ai tenu environ 7 mois. C'était un système dans lequel vous n'aviez pas beaucoup de liberté, même si vous pouviez sortir, il était important de rester à proximité du lieu, car si l'agence vous appelait, vous deviez pouvoir rentrer rapidement.

Un autre aspect que je n'aimais pas était l'Outcall (c'est une question de préférences, mais moi, je n'ai jamais aimé les Outcalls personnellement et je préférais de loin les Incalls). Vous perdiez beaucoup de temps dans les transports, certains hôtels ne vous laissaient pas rentrer parce qu'ils savaient exactement pourquoi vous étiez là, parfois vous ne receviez plus de réponse à votre appel lorsque vous arriviez sur place ou le client ne voulait tout simplement plus de vous. De plus, pour bien gagner sa vie, il fallait être une fêtarde (c'est-à-dire être prête à boire beaucoup et accessoirement à prendre de la drogue). N'ayant aucun penchant pour l’alcool et ne consommant aucune drogue, il m'était difficile de bien gagner ma vie. Pour vous donner une idée : la fille avec laquelle je vivais ne travaillait que la nuit et gagnait autant d'argent en une nuit que j'en gagnais en une semaine. Je ne l'ai jamais jugée et je ne juge pas les femmes qui travaillent, se droguent et/ou consomment de l'alcool. Chacun choisit sa façon de travailler et ce qui lui convient le mieux. C'est juste qu'à mon avis, détruire son corps pour de l'argent n'en vaut pas la peine...

 

Après environ 7 mois en Angleterre, je retournais en Allemagne, mais pour ne travailler que dans les endroits privés où je savais que je pouvais faire mon travail en toute tranquillité. Cependant, j'ai dû me rendre à l'évidence : en 2018, la situation en Allemagne était encore pire que lorsque j'avais quitté le pays près d'un an auparavant : les prix des services n'avaient plus rien à voir avec ceux qui existaient il y a des années lorsque j'ai commencé dans le secteur. J'ai connu des semaines où j'ai simplement fini par payer le loyer et où il ne me restait plus que le prix du train que je payais le dimanche pour déménager ailleurs.... Une demi-heure coûtait 50-60 euros et l'heure ne dépassait pas 120 euros maximum. Et les extras n'étaient même pas pris en compte puisqu'ils étaient tous inclus.

Ayant encore quelques contacts d’anciennes collègues qui sont toujours active en Allemagne comme travailleuse du sexe, je peux vous assurer qu’en 2024, la situation dans cette industrie est devenue en plus catastrophique qu’en 2018 et malheureusement, je crois que tout va encore s’empirer dans les années à venir.

Je décidais donc de quitter le pays pour de bon et de chercher quelque chose dans le pays voisin, la Suisse. J'ai trouvé TVR en ligne. Je me souviens que c'était il y a un jour, un soir de vacances d'hiver. La peur au ventre, j'ai envoyé un message. Je n'ai pas eu de réponse immédiate, mais quelques heures plus tard, j'ai reçu un message me demandant si j'étais disponible pour une conversation téléphonique.

La partie sur le métier d'escorte en Suisse suivra, mettant l'accent sur les personnes qui ont été proches de moi et qui m'ont soutenue et encouragée à évoluer en tant que professionnelle et en tant qu'être humain.

Restez à l'écoute pour la dernière partie (partie 3) qui sera publiée bientôt !

 

Selena pour TheVelvetRooms


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